Ça va mal

Je suis encore vivante. Du moins pour le moment. Mais tant qu'il y a de la vie y a de l'espoir, pas vrai ?

I stand still out in the rain
And look up at a broken sky

Même si j'essaye de minimiser la situation, parce que ça ne sert à rien que se fassent du souci ou subissent mes plaintes alors qu'ils ne peuvent rien y faire, je ne peux pas m'empêcher de percevoir la situation telle qu'elle est : je vais super-mal.

Every raindrop looks the same
They fall without pretending through the night

Je commence à en avoir vraiment marre d'être comme ça. J'aurais bien aimé avoir droit à ma petite tranche de bonheur, comme tout le monde, ou presque. J'aurais bien aimé avoir un moyen, ou même simplement un espoir, de pouvoir un jour m'en sortir. Saloperie de Destin.

But water isn't always what you see
Another surface lies beneath

Ness pense qu'en fait je ne suis jamais sortie de ma dépression, et que ça allait ces derniers mois juste parce qu'elle était compensée par l'euphorie de ma nouvelle relation avec mon Arbiter. Et puis là l'euphorie s'estompe, surtout lorsqu'il n'est pas là, c'est-à-dire les jours de semaine, et la dépression, qui n'a jamais perdu de sa vigueur, reprend le dessus.

Can you see this isn't really me?

C'est une théorie intéressante, ça tient la route. Dans ce cas, mon seul espoir serait un traitement médical de cette dépression, avec des antidépresseurs qui marchent, pour changer.

No, this is someone else
I am just beneath the surface

Sauf que voilà, pour un traitement médical il faut voir un psychiatre. J'ai tendance à partager l'avis de Ness sur mon psychiatre actuel, donc il me faut un changement de psychiatre. C'est-à-dire en trouver un qui soit d'accord de renprendre mes autres problèmes où l'autre les a laissés, ce qui est loin d'être gagné en soi. Mais ce que je suis totalement incapable de gérer, même si j'étais au mieux de ma forme, c'est expliquer à mon 'chiatre actuel que je vais voir ailleurs. Je suis donc dans une impasse.

I die, I'm bleeding, I die

_FrnchFrgg_ a une théorie un peu différente : il ne fait pas intervenir la dépression, et pour lui c'est seulement le fait de ne pas pouvoir voir mon Arbiter en dehors des week-ends, que j'ai de plus en de plus de mal à supporter.

And it hurries from my grasp
It runs between my fingers and my hands

C'est une théorie intéressante, même si elle laisse de côté certains éléments ; après tout il n'est pas absurde que mon Arbiter ait pu vaincre définitivement mon petit épisode dépressif.

It's like an echo from my past
A mere forgotten future in the sand

Sauf que voilà, mon Arbiter est pris par son boulot, et je ne peux rien faire contre. Il alterne les semaines du matin, où la fatigue me le transforme en zombi, avec les smeaines du soir, où il termine bien après que ce soit moi qui soit transformée en zombie. Je ne peux pas me battre contre le boulot, je suis dans une impasse.

The water is the tide of night that comes
A shadow pulls me down beneath

J'imagine que comme souvent, la réalité est un subtil mélange des deux. Genre le Warp Field de mon Arbiter qui l'emporte sur la dépression, mais son absence de plus en plus pénible qui amplifie la dépression. Ou bien l'absence qui ne troue que l'euphorie.

Maybe this is who I used to be?

Mais peu importe, un mélange de pas d'espoir et de pas d'espoir, ça fait pas d'espoir, quelques soient les proportions. Avec mon mélange d'une impasse et d'une impasse, je reste dans une impasse. Je ne peux rien faire. Il n'y a rien à faire.

But this is someone else
I am just beneath the surface

La seule chose que je peux faire, c'est m'accrocher en attendant samedi, et puis le samedi d'après, et puis le samedi d'encore après. En espérant qu'un miracle finisse par se produire avant une grosse bêtise.

In the pouring rain
I'm bleeding, I die
And I'm crying in pain
I'm bleeding, I die

Sauf que je suis fatiguée de me battre. Je me sens tellement seule et tellement impuissante...

In the pouring rain
I'm bleeding, I die
And it drives me insane
I'm bleeding, I die

Paroles : Machinae Supremacy - Ghost (Beneath the Surface)

Publié le jeudi 29 novembre 2007 à 2:36.

Catégories : Moi Noir

Commentaires

1. Le jeudi 29 novembre 2007 à 3:09, par _FrnchFrgg_ :

M'accrocher en attendant le vendredi soir, puis le vendredi soir d'après, etc... c'est ce que j'ai fait pendant un an complet; et faire 1600km (4h45 de TGV le vendredi, 7h de corail de nuit le dimanche) tous les week-ends, sachant que j'ai un sommeil très léger et que je dors mal dans les transports, ça m'a littéralement transformé en zombie, le cerveau en flan écrasé. Ça a fait le même effet à mon portefeuille, d'ailleurs.

Ce que j'avais en plus, et sans doute la seule chose qui nous a permis nini et moi de tenir aussi longtemps, c'est la possibilité de passer plusieurs heures par jour au téléphone, même si ça a fini d'achever la bourse.

Toi tu ne peux pas à cause des horaires. Ajouter à ça ta fragilité passée qui ne disparait pas comme ça, et ta vie pas très rose par ailleurs (un arbiter, ça peut rendre euphorique, ce qui masque les mauvaises odeurs, mais ne les détruit pas ;) n'arrange pas les choses.

Je doute qu'à ta place je ferais mieux. Sauf que ma manière de m'autodétruire est différente.

D'un autre côté savoir qu'à ta place on irait mal ça te fait une belle jambe, mais si j'avais une solution miracle, on l'appellerait mon oncle.

2. Le jeudi 29 novembre 2007 à 5:04, par Chris :

Mauvais antidepresseur. Changer antidepresseur. Des fois, c est juste une question de molecule (et je connais des gens qui ont change du tout au tout avec le bon medoc).
Cheers,
Chris

3. Le jeudi 29 novembre 2007 à 12:31, par _FrnchFrgg_ :

Si tu veux des molécules miracles, je peux peut-être t'en trouver sous le manteau... ;)

Sérieusement, Nini dit: va dans le CMP de ton quartier et discute avec qqun. C'est un peu comme un vivier de (bons) psychiatres.

4. Le jeudi 29 novembre 2007 à 22:13, par psycocat :

Quelques tautologies de ma part. Le destin n'existe pas. Si ton Arbiter (cette personne a un prénom peut-être ?) est là pour combler un manque, ce manque se manifestera quand ton Arbiter n'est pas là. Tu sais comment te débarrasser de ton psychiatre, donc tu es avec lui dans une impasse qui n'existe pas. Enfin, d'une façon relative, nous sommes tous seuls et impuissants.
Personnellement, cela m'aide quand on me rappelle des choses simples comme ça. Chacun son truc :)

5. Le lundi 3 décembre 2007 à 14:28, par Ness :

Bon, je laisse finalement un petit commentaire, parce que tu as l'air vraiment très mal. Comme je te l'ai dit, tu peux m'appeler à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, mon portable est toujours allumé (sauf quand je suis chez le médecin ou quand il n'a plus de batterie, évidemment).
La théorie de l'anti-dépresseur me semble la meilleure, et je tiens quand même à préciser que j'ai rencontré mon chéri dans une période où j'étais dépressive et que j'ai cru bon d'arrêter les AD parce que bon, l'euphorie de la relation, tout ça, sans compter tous les effets secondaires... Eh bien c'était une grosse erreur. J'ai tenu parce que mon copain était toujours là pour moi, qu'on se voyait vraiment souvent, mais sinon, ça n'aurait pas été.
Change de psy, change d'AD, essaie une molécule différente, et n'hésite pas à m'appeler.
Courage.

Copyright © 2007-2008 Natacha Kerensikova

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