Le danger des siestes

Cet après-midi, vers 17h, je me sentais un peu raplapla (peut-être à cause d'une décharge de prolactine). Je me suis dit que j'allais attendre tranquillement que ça passe, dans la douceur de ma couette. Grossière erreur.

Je me suis réveillée vers 19h, complètement amorphe, avec une soif terrible, un très mauvais goût dans la bouche, et des nausées à se demander sérieusement si je n'étais pas sur le point de répandre sur le sol les boudoirs que j'avais mangés en quatre-heures.

Je me lève pour voir s'il s'est passé quelque chose sur l'ordinateur pendant mon absence, et je manque de justesse de m'étaler par terre comme une chose lamentable (c'est des coups à se faire mal, avec tout ce qui traîne...). Évidemment, pas de nouveau mail ni de message MSN, ce serait trop beau.

Et là je me rends compte que je n'avais pas fini ma cam' chaude, qui était sans doute froide depuis un bon bout de temps, et il restait aussi un demi boudoir sur la table de nuit. Inutile de dire qu'ils avaient un sale goût, ou plutôt que le sale goût que j'avais dans la bouche a complètement masqué le leur. Presque un litre d'eau plus tard, cette soif affreuse n'était toujours pas résolue.

J'ai dû attendre après 20h pour récupérer toutes mes capacités cognitives. Il est maintenant plus de 21h, je suis toujours super-fatiguée, j'ai encore soif, et j'ai encore l'impression que si j'avale quelque chose de solide je vais le revoir rapidement.

C'est la deuxième fois que je vis une telle sieste. La fois d'avant, c'était un samedi, et il faisait soleil, et je m'étais endormie habillée et sur la couette. En me réveillant, après le même genre de durée, je me sentais à peu près pareil, sauf avec en plus un mal de tête terrible. J'avais attribué le tout à une forme d'insolation, entre la tête au soleil et le tee-shirt noir au soleil qui n'aide pas vraiment à l'évacuation thermique. L'expérience d'aujourd'hui montre que j'avais tort.

J'avais passé ensuite une très mauvaise nuit, avec du mal à m'endormir et des réveils en plein milieu de la nuit (avec de nouveau du mal à se rendormir). Résultat j'étais un vrai zombi le dimanche, et la nuit suivante n'était pas vraiment meilleure, mais au moins j'avais de nouveau un fonctionnement à peu près normal le lundi.

J'ai lu quelque part que les siestes sont plutôt bénéfiques, mais plus tôt dans l'après-midi, et surtout plus courtes, dans les vingt minutes. Passer en "vrai" sommeil (celui avec les cycles d'une heure et demie) rendrait la sieste plutôt négative.

Je crois que là j'ai donné dans la version méchamment négative. Mais je n'arrive toujours pas à comprendre comment un sommeil normal, a priori très similaire au sommeil nocturne, peut me mettre dans un tel état.

Je veux bien que dormir profondément à un moment non-orthodoxe puisse mettre la pagaille dans les hormones circadiennes, ça peut expliquer la fatigue, si le corps croit que c'est le moment de faire ses neuf heures alors qu'il n'y en a eu que deux. Je veux bien même concéder que ça explique les troubles cognitifs, genre le cerveau qui serait en mode "nuit".

Par contre, ça n'explique ni la soif, ni les nausées. J'aimerais vraiment savoir d'où ça vient, et surtout comment l'éviter, parce que c'est vraiment super-désagréable.

À défaut de meilleure idée, je vais seulement faire de mon mieux pour ne plus dormir l'après-midi.

Publié le samedi 21 juillet 2007 à 21:40.

Catégorie : Moi

Commentaires

1. Le samedi 21 juillet 2007 à 22:59, par Ness :

Euh.. ça me fait ça à chaque fois que je fais une sieste ^^ Généralement, ça me coupe complètement la faim, je me sens vaseuse pendant au moins deux heures, je crève de soif et j'ai beau boire n'importe quoi, j'ai toujours aussi soif...
Mais c'est vrai que mes siestes sont plutôt dans les 2 heures que dans les 20 minutes... Faut dire que je n'arrive jamais à me réveiller. Et si on me réveille en sursaut, je tremble pendant cinq minutes, j'ai des sueurs froides et je suis glauque avec un rythme cardiaque affolé.
Donc, ce n'est pas lié à toi.

2. Le lundi 23 juillet 2007 à 10:11, par Natacha :

C'est amusant la quantité de points communs que l'on a... Et j'imagine que tes restes de biologiste ne sont pas plus utiles que les miens pour trouver un pourquoi à cette réaction étrange au sommeil. Il va vraiment falloir que je creuse ça.

Une astuce que j'ai lue pour tenir les 20 minutes, mais que je n'ai jamais expérimenté : faire la sieste dans un fauteuil, ou quelque chose comme ça, avec dans une main un gros trousseau de clés. Lorsqu'on arrive au stade du sommeil qu'il n'est pas bon d'atteindre, les muscles se relâchent et le trousseau tombe par terre, et permet ainsi de se réveiller à temps. Évidemment dans un lit ça marche moins bien, un trousseau lâché mollement sur le matelas ne doit pas être super-efficace pour se réveiller.

Pour ceux que ça intéresse, voici la suite de mon histoire : c'était très prévisible, mais j'ai très mal dormi la nuit qui a suivi (de samedi à dimanche). Je me suis couchée vers minuit, et je me suis réveillée à peu près toutes les deux heures, jusqu'à finalement ne plus vraiment pouvoir me rendormir après le réveil de 10h. Autant dire que j'étais super-fatiguée et complètement raplapla, et chose étrange, pendant toute la journée le lit m'a semblé beaucoup plus agréable que la chaise devant l'ordi'. Finalement vers 13h j'ai lancé un semblant de petit déjeuner.

Je me suis quand même rendormie dans l'après-midi, malgré le soleil qui tapait directement sur la couette, avec toute la luminosité qui s'ensuit. Et même bilan : soif, sale goût dans la bouche, marche au radar, etc. Au final, sur toute de la journée de dimanche, je ne pense pas avoir accumulé plus de deux heures hors du lit.

Je me suis couchée à 22h, et j'ai rapidement trouvé le sommeil. Je me suis réveillée un peu après 3h, et pas moyen de se rendormir, je me suis tournée et retournée (et j'ai préparé des mails et des billets) jusqu'après 4h20. J'ai finalement pu me rendormir, et le reveil à 6h30 pour le boulot était super-difficile.

Copyright © 2007-2008 Natacha Kerensikova

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