S'il te plaît, dessine-moi un mouton

Mais je vous ai déjà fait mon autoportrait. Quoi, je ne ressemble pas à un mouton ? Pas si sûre...

Pourquoi commencer un blog ? Il y a de nombreuses réponses possibles :

  • Pour l'exhibitionisme, le plaisir d'étaler sa vie au grand public. Ce n'est pas vraiment mon cas, je ne suis pas du genre extravertie, en fait j'ai un mal fou à arrêter de lurker sur les forums et les blogs que je suis.
  • Pour le narcissisme, mais là non plus je ne pas que ce mon cas ici. Ceux qui me connaissent savent que j'ai un problème d'ego, mais c'est plutôt dans le sens de l'autodévalorisation. D'un autre côté, en regardant cette page, qui est bourrée de « moi » et autres premières personnes, on pourrait vraiment se poser des questions.
  • Pour l'orgueil, de pouvoir se dire à la fin du mois qu'on a tout plein de visiteurs et d'admirateurs et tout et tout. Une fois encore, ce n'est pas ce que je recherche dans ce blog, les commentaires négatifs sont aussi les bienvenus, et ce d'autant plus qu'ils sont constructifs ; or les commentaires constructifs que j'ai rencontrés étaient nettement plus souvent négatifs que positifs.
  • Pour se donner l'impression d'exister, en quelque sorte la version informatique des gens qui sont tout le temps en train de parler parce qu'ils angoissent dès qu'il n'y a plus ce fond sonore. Noter que certains utilisent d'autres méthodes pour combattre cette angoisse, par exemple un fond musical ou télévisuel permanent. Mais franchement, j'ai du mal à croire qu'on puisse vraiment avoir plus l'impression d'exister quand on a un blog que quand on n'en a pas ; donc je doute que ça s'applique vraiment à moi.

En procédant ainsi par élimination, il ne reste plus qu'une seule possibilité : le syndrôme du mouton. Tout plein de gens ont un blog, donc moi aussi. Simple, clair, et efficace. Plus sérieusement, la fin de mon autobiographie symbolique, le dernier passage symbolisait bien la démarche qui m'a conduite jusqu'au lancement de ce site : sortir de la singularité, et retrouver des communautés humaines, rejoindre le troupeau quoi.

Pourquoi ? Parce que l'être humain est un animal grégaire, qui a besoin de ses congénaires pour s'épanouir, et je ne suis pas une exception (au moins sur ce point). Se voiler la face et croire qu'il en est autrement ne peut conduire qu'à l'autodestruction.

La grande force du blog par rapport aux autres formes de socialisation, c'est que mes soucis d'expression orale ne sont pas un handicap. On pourrait croire que les jeux en ligne auraient aussi cet avantage, mais mon expérience à Eve Online m'a cruellement montré à quel point ce n'est pas le cas. Bon évidemment ce n'est pas top comme socialisation, mais pour commencer en douceur ça me semble parfaitement adapté.

Au delà de la dimension sociale, la vraie motivation derrière ce site en forme de blog est la diffusion du produit de mes penchants artistiques et/ou intellectuels. Il y a déjà des histoires qui montrent ce que je vaux en tant qu'écrivain, et prochainement s'y ajouteront peut-être des dessins, comme le lego de la page "site en construction" ou des réflexions personnelles ou, à plus long terme, des photos ; et bien sûr, comme l'indique le sous-titre de ce site, en plus de ma vision de mondes imaginaires, ma perception personnelle et passablement différente du monde qui m'entoure et de mes congénaires humains. Il faut bien utiliser le peu que j'arrive à sortir de positif de mon passé...

Publié le samedi 9 juin 2007 à 19:14.

Commentaires

1. Le mardi 12 juin 2007 à 16:42, par Lani Katan :

je ne peux que approuvé encore une fois tes dire^^ sauf peut être sur eveonline^^ il y a bien d autre façon d aidé ou de participé sans pour autant devoir parler oralement.. Pour preuve moi^^ qui ne parle que si cela est réellement nécessaire je préfères écrire même mal (vivi je sais) , et sur plusieurs "chan" dans le jeu. Reste a toi de trouvé quelle utilité tu peu apporté en "utilisant" ton handicap si l on peut appelé cela ainsi plutôt que de lutté contre, tu as pas mal de qualités d'après ce que j ai pu voir pour pleins d autre façon de jouer....

2. Le mercredi 13 juin 2007 à 23:07, par Mishi :

C'est chouette, un blog à la lecture agréable, bravo et merci, j'ai envie de tout lire maintenant :)

J'ai un autre mal moi, être persuadé que bien qu'animal grégaire, l'être humain n'est destiné qu'à l'exception (pas d'élitisme ici, juste des formes de réussites uniques dans un troupeau), source des souffrances et des frustrations. C'estle mal du monde de l'homme blanc.

Bref, je trouve tes réflexions empreintes de tristesse amère :

-L'exhibisionnisme et l'Orgueil : Partager ses idées c'est le moteur de l'être humain, c'est le degré de partage qui détermine la richesse de l'amitié, l'amour ou la coopération. Et c'est l'orientation des idées (qui dépend de la subjectivité récurrente à chacun) qui taxe le partage d'orgueil ou de générosité.

- Le narcissisme : S'autodévaluer, c'est ne pas apprécier la richesse que l'on offre aux autres à sa juste valeur (qu'il s'agisse de bien ou de mal), et pourquoi justifier l'excès de "moi" sur une feuille de pensées personnelles quand l'excès "des autres" pourrait barber ... Encore une note positive pour ton blog :)

- Se donner l'impression d'exister : Me permettrai-je de t'encourager à chercher des raions (ou preuves) d'exister dans les échanges que permettront ton blog, et de laisser aux personnages fades l'utilisation du blog présence télévisuelle.

Ce qui me touche le plus, c'est cette tristesse profonde qu'il ressort de la faible image que j'ai de toi, aussi j'espère à l'avenir et en suivant de près ton blog, mieux te connaitre toute mesures respectueusement gardées, et qui sait, par mon orgueil t'aider à changer de karma. :)

On attend la suite avec impatience !

3. Le jeudi 14 juin 2007 à 15:34, par Natacha :

Merci beaucoup, Lani et Mishi pour ces commentaires et ces compliments.

Je ne vais pas rentrer dans les détails du mutisme à Eve Online et probablement dans les autres jeux, ça pourrait remplir un article complet. Mais lorsqu'il se passe quelque chose en groupe, n'importe quoi, les membres du groupe qui ne peuvent pas communiquer sont de facto exclus. Donc toute opération qui fait intervenir TeamSpeak m'exclut automatiquement. Et ça, ça nuit sérieusement à l'intégration dans le groupe, même lorsque TeamSpeak n'est pas utilisé.

Je pense personnellement que la différence est une richesse qu'il faut entretenir. Donc contrairement à ce que peut laisser penser l'introduction de cet article un brin provocateur, je n'ai aucunement l'intention de ressembler le plus possible à mouton pour m'intégrer au troupeau. Cela étant, pour s'intégrer il faut nécessairement faire des concessions, et si on ne s'intègre pas toute cette richesse est perdue. Donc je vais faire des concessions.

Il y a probablement de la tristesse dans mes mots, car c'est bien ce que je ressents, c'est un cadeau que m'a laissé l'Ombre, tout comme la mauvaise image que j'ai de moi. L'autodévalorisation, c'est juste une illusion, mais même lorsqu'on a conscience d'une illusion, on ne sait jamais si pour une fois elle ne serait pas réelle. Par exemple l'homme perdu dans le désert, qui voit régulièrement des mirages : à chaque fois qu'il en voit, il ne sait jamais si c'est encore une illusion ou si c'est une vraie oasis. De la même façon, quand je fais un truc qui me semble complètement nul, il est peut-être vraiment complètement nul.On ne peut pas faire grand'chose contre : la seule échappatoire serait de recourir à l'avis des autres, mais il ne faut pas en abuser, et je n'ai pas envie d'en dépendre. Même quelqu'un d'aussi brillant que John Nash a eu beaucoup de mal à lutter contre l'illusion. Donc il ne reste qu'à attendre que le temps fasse son œuvre en espérant qu'un jour je « guérisse », et en attendant vivre avec le fait que je sois le plus mauvais juge de moi-même.

4. Le mardi 19 juin 2007 à 21:45, par Martin :

J'ignore à quel point tu souffres de ta tendance à l'auto-dévaluation, mais si cela te gêne, tu peux faire le choix de consulter un psychologue ou un psychiatre (en fonction de l'origine du symptôme). Si vivre avec ne te pose aucun problème, alors n'en fais rien.

Pour le lecteur, cependant, lire aussi systématiquement des réfléxions de dénigrement envers soi peut être quelque peu déroutant, ou encore un peu triste. La plupart des lecteurs, cependant, et heureusement, même s'ils éprouvent je n'en doute pas de l'empathie à ce qui semble être l'expression d'un mal être, ne tomberont pas dans un excès telle que la contagion émotionnelle dont souffrent certaines personnes particulièrement sensibles...

5. Le mardi 19 juin 2007 à 22:33, par Natacha :

Bon, je vais faire simple : il y a déjà un psychiatre sur mon cas, j'ai de gros problèmes, mais qui n'ont pas leur place sur ce blog. J'essaye d'apprendre à me réintégrer socialement, et je n'ai pas besoin du handicap supplémentaire qu'est mon passé (ou plutôt celui de savoir que les gens en face connaissent ce passé). Donc je n'en dirai rien de plus que ce qui est dans mon autobiographie symbolique. L'autodévalorisation, c'est juste la partie émergée de ces problèmes, et franchement, par rapport au reste, j'en ai copieusement rien à faire. Par contre ça a l'air d'être vraiment pénible pour les gens qui m'entourent.

Mais il faut voir qu'en même temps je suis réaliste, et par exemple quand je dis que je suis nulle en physique quantique, c'est objectivement et vérifiablement vrai, et le fait que je n'ai jamais suivi de cours de physique quantique n'y est sans doute pas pour rien. Et malgré les introductions et les articles de wikipedia que j'ai lus et les discussions que j'ai eues à ce sujet, je sais que je ne sais pas (contrairement à certains collègues que j'ai croisés). De la même façon, quand je dis que le design du présent site est nul, on ne peut qu'être d'accord sauf si on utilise un navigateur qui ne supporte pas le CSS : l'agencement est archi-classique au point d'être cliché ; les liens internes sont trop peu nombreux et mal placés ; les couleurs ont été choisies à la va-comme-je-te-pousse ; etc. À partir de là, il est légitime de douter de mon sens esthétique, et donc a fortiori de ma production artistique avenir.

Par contre ce qui m'inquiète sérieusement dans ton commentaire, c'est le « systématiquement ». C'est vraiment si fréquent et si systématique ? Il faut vraiment que j'arrête de sortir des articles qui parlent de près ou de loin de moi ?

6. Le mercredi 20 juin 2007 à 3:19, par Martin :

Dans tous les articles que j'ai pu lire, ou bien dans les commentaires qui les accompagnent, tu n'oublies pas de préciser tes réserves quant à l'intérêt de ce que tu es ou de ce que tu fais. En tous les cas, c'est le sentiment qui se dégage à te lire. Cela étant, pour tes lecteurs, je ne pense pas que l'on puisse parler de "pénible", car à défaut d'être tes proches, ton blog n'est "que" l'un des dizaines de blogs existants et l'un des quelques ou quelques dizaines de blogs que nous lisons. Bref, ça change un peu des autres, c'est le moins que l'on puisse dire !

Cela étant, et si j'admets bien volontiers que tu n'as aucune qualité artistique en matière de web design, ou tout du moins aucune qui se soit exprimée au travers de celui-ci. Cela étant, son ergonomie est plutôt au-dessus de la moyenne, ce qui en fait un site agréable à visiter. D'ailleurs, moi-même, je fais des designs déplorables (et je me garde bien de proposer à mes clients d'en faire pour eux, je préfère leur recommander des gens compétents dans ce domainre, me limitant à la partie technique uniquement que je maîtrise mieux, à défaut de bien ;-)).

Mais ton web design n'est pas "nul" pour autant. Enfin, si "nul" est la note la pire qui puisse être attribuée à un web design. Si tu penses que ton web design est "nul", c'est que tu n'as pas vu les blogs avec des étoiles qui scintillent de partout, pleins de textes en pavés, illisibles même à la loupe, écrits bleu marine sur fond noir ou marron sur fond pourpre. Bref, de quoi devenir épilleptique. Non, vraiment, ton web design est "au mieux" (hé hé) "moche", mais pas "nul". On pourrait même dire "minimaliste" pour se la jouer "Google". ;-)

Pour en revenir à l'article (car bon, hein, les hors sujets à trois heures du matin, c'est bien, mais il y a tout de même des limites !), ce qui est rare ici et qui te différencie des autres moutons (béééééé), c'est la qualité d'écriture, la clarté des idées exprimées, la construction maîtrisée de tes articles. Rare. Très rare, même. J'en suis presque à me demander si je ne me dois pas de rajouter un "kikoo lol" pour tenter de faire redescendre d'un (petit) cran le niveau de ces quelques pages. Mais ceci n'est pas spécifique à ton blog, et nos quelques échanges mail précédents (sous un autre pseudo) étaient tout aussi agréables à lire.

Arrêter de parler de toi ? M'enfin ! Tu peux officiellement dire à ton psychiatre que tu es folle ! Un blogueur qui ne parle pas de lui n'est pas un blogueur ! Quel blogueuse serais-tu alors si tu n'étais ni exhibitionniste, ni narcissique, ni orgueilleuse, sans tenter de donner de l'impression aux autres d'exister, peut-être même en quête de ton quart d'heure de gloire ? Un blog aussi hors sujet n'est plus un blog ! Tu veux faire quoi donc ? Un wiki ?!?! C'est donc officiel : tu es bel et bien folle ! :-P

7. Le mercredi 20 juin 2007 à 13:28, par Natacha :

Heu... disons que... heu... un peu de folie rend la vie plus intéressante ? Sinon je pourrais faire un forum, il suffirait de revoir un peu la présentation et permette à n'importe qui de poster un article.

Quand je précise que je trouve quelque chose inintéressant, c'est que je le pense et que c'est utile de le dire. Par exemple quand je ne donne pas de détails sur un évènement évoqué, il me semble utile de préciser c'est parce que je juge ces détails inintéressants, et non pas à cause d'une gêne personnelle, ou d'un secret à tenir, ou d'un tabou, ou d'un contat d'exclusivité, ou autre chose. Cela dit, je comprends qu'on remette en question l'utilité de cette information, et finalement laisser le lecteur interpréter comme il veut cette absence de détails n'est peut-être pas plus mal.

Je devrais peut-être alors qualifier mon design de « médiocre » au lieu de « nul », parce qu'effectivement en y mettant du sien on doit pouvoir faire pire. Reste qu'au final ce n'est quand même pas glorieux. Et puis on peut toujours se consoler en se disant que ce n'est pas désespéré, dans la mesure où j'ai au moins conscience de cette médiocrité et d'une partie des points faibles du design.

Et merci beaucoup de m'aider à voir les points forts de ce site (ou de moi-même), j'ai encore du mal à voir ça toute seule. J'espère juste que l'article que je suis en train de préparer ne mettra pas trop à mal la qualité d'écriture et la construction générles de ce site.

8. Le dimanche 24 juin 2007 à 8:00, par Mishi :

C'est la libre interprétation de chacun qui forge les valeurs sociales de ce monde. Vous imaginez tout un peuple qui conclut les mêmes impressions d'une seule et même personne ? Il y aurait des tas de gens sans amitié ni affinité, ni même sans haine ou rancoeur ... Et qu'en serait-il de la justice des hommes (pas celle des tribunaux hein, restons polis) si elle remettait en question les idées et absences d'idée de chacun ? Ha, oui ça donnerait certainement le syndrome des médias qui veut que comme saint-Thomas le citoyen de base ne juge et ne croit que par ce qu'il voit ...

Tiens sur ton blog c'est ce qu'on ne voit pas qui nous fait réfléchir. Aristote s'en gratte l'oreille.

Plus sérieusement, j'élude volontairement tout l'aspect psycho"machin-truc-pouet" car j'ai un réel mal à comprendre les "maladies modernes" (disons plutôt mise en lumière depuis peu, en regard de l'échelle temporelle sur laquelle on évolue) liées au bien-être, celà dit, je suis persuadé que le seul et unique mal psychologique de notre espèce réside en l'apparence avec un grand A.

L'apparence, c'est l'attractivité qui sera prolifique à un marché (les "marques", le produit que tout le monde "doit" posséder) et la déchéance du labeur de nos amis artisans, c'est la condition d'un individu dans toutes sortes de domaines (de la cours de récréation à la dilligence politique en passant par le monde du travail) et la violence juvénile qui sévit sur nos écrans de télévision (les bagarres, les viols, les jeunes potentiels qui se spécialisent "voie de garage"), c'est l'uniformisation des modes de vie ("métro-boulot-dodo", se marier, faire des gosses et diner chez les beaux-parents chaque premier dimanche du mois) et le suicide de gosses de 15 ans dans leur propre collège ...

Je passe toujours pour un allumé (que je sois sérieux ou que je fasse le con), parce que j'ai des valeurs sorties de l'an 4000 avant not' bon vieux pote J-C ou de manganimés, et parce qu'un employeur qui me fait ch... je l'envoie valser en l'invitant à jeter la cravate et prendre ma place. Mais tout ça pour quoi ? Je suis aussi bridé dans un monde "deux pieds gauche trois tailles trop petit" ... quota personnel dépassé, tout ça pour dire que finalement, ton blog nous sers des brumes que nous connaissons "quelque part", et qu'au-delà de son effet réflexion reposante, on y trouve un chemin de campagne au bon air non pollué.

Et puis comme dit Martin, les étoiles jaunes flashouille et le texte saturday night fever, ça pique les yeux et on ne sait pas ce que ça raconte parce qu'on a pa envie de lire plus loin ...

PS : kikoo lol ! Tout ça pour dire que ton Blog il est pas moche ^^

9. Le dimanche 24 juin 2007 à 12:29, par Natacha :

Hou ben, je pensais y aller fort en hermétisme, mais je vois qu'il y là quelqu'un à ma mesure ;-)

On est bien d'accord, c'est l'hétérogénité d'une société qui fait sa richesse et sa force, et je soutiens le combat contre l'uniformisation médiatique. J'ai juste un peu de mal à voir le lien avec le reste.

Quand à ce que l'on voit pas, je suis convaincue que c'est ce qu'il y a de plus important. C'est un magicien qui me l'a appris, et je m'en sers beaucoup dans mes histoires (c'est promis j'en sors une bientôt). J'en ai vu récemment un bel exemple, en enchaînant Predator et Aliens vs. Predator : dans le premier il y a toute une atmosphère particulièrement forte qui se construit autour du Predator, sans qu'on le voit ou qu'on sache ce que c'est, ce qu'il peut faire ou ce qu'il vient faire là. Alors que AVP est dans la tendance actuelle « démonstration d'effets spéciaux », on voit très vite les entités mises en jeu et ce qu'elles peuvent faire, et au final ça une ambience type « documentaire ».

Ben sûr que tous les problèmes se réduisent à l'apparence. Notre perception s'arrête toujours à la surface des choses. Peu importe si quelque chose est bon ou utile, tant que c'est perçu comme bon ou utile. C'est un peu le théorème de Thomas : « Si les hommes définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leur conséquences. » Suis-je réellement triste ? Je ne sais pas, je sais juste que je me perçois comme triste. Suis-je réellement folle ? Je ne sais pas, mais si on suppose que tout le monde me perçoit comme folle, qu'est-ce que ça change que je le sois vraiment ou pas ? Nous n'interagissons avec le monde qu'en fonction de ce que nous percevons, c'est-à-dire uniquement à partir de l'apparence de ce qui nous entoure.

Je suis contente que mon blog fasse un effet de « chemin de campagne au bon air non pollué ». En tout cas j'ai la subtile intuition que peu de blogs peuvent se vanter d'avoir des commentaires aussi longs et aussi intéressants. J'espère que ça continuera quand j'atteindrai les deux chiffres au nombre de visiteurs...

Copyright © 2007-2008 Natacha Kerensikova

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