Le lundi noir

Il y a des jours comme ça, qui s'annonçaient pourtant sympathiques, qui se rélèvent être un enchaînement de catastrophes les unes sur les autres. Par exemple, lundi dernier.

Le programme initial de ce lundi 4 février était la vacation aux activités habituelles professionnelles le matin, et ensuite rejoindre Ness pour se faire un après-midi de shopping. Ça avait l'air cool, parce que je n'ai pas pu voir beaucoup Ness pendant son séjour à Paris, vu que comme une conne j'ai continué à bosser et que chez moi c'est tellement répugnant qu'elle n'a pas osé passer de soirée chez moi après la première.

La matinée se passe, je fais bien attention à ma boîte mail, mais toujours aucune nouvelle de Ness, ni de lieu ou d'heure de rendez-vous. Puis je me dis que je devrais peut-être jeter un œil à mon natel, parfois je ne l'entends pas sonner quand il est dans mon sac.

J'allume le natel. Le smybole de la batterie clignote en rouge en indiquant qu'il est vide, pendant que le symbole du réseau clignote en rouge en indiquant qu'il ne cape pas (encore). Quatre barres, puis un SMS arrive : hotmail a décidé de faire son chiant, et elle part pour son rendez-vous de midi, et on se retrouve à 14h « vers Montparnasse ». Et là, mon natel se coupe. La batterie est morte. Et bien sûr, j'ai laissé le chargeur au boulot.

Donc le mail, c'est mort, et le natel, c'est mort aussi. Du coup ça devient tendu pour communiquer. Pas moyen d'envoyer un SMS vers un numéro Suisse avec les sites que je connais. Pas moyen de contacter quelqu'un qui peut envoyer un SMS, les numéros sont dans le natel (note pour plus tard : sauvegarder son carnet d'adresse quelque part).

Heureusement j'ai retrouvé le numéro de mon frère (que je remercie chaleureusement au passage s'il me lit) pour qu'il envoie un « ok pour 14h vers Montparnasse ». C'est sous-optimal, un autre point de rendez-vous aurait été plus judicieux, mais lorsqu'on fait un SMS dans un SMS, on n'a vraiment pas beaucoup de place.

Et là je me rends compte que c'est encore la lose... vers Montparnasse... on aurait pas pu trouver plus vague !? Angoisse qui dure jusqu'à ce que mon Arbiter arrive pour nous sauver en proposant un coin qu'on pourra trouver toutes les deux.

On se retrouve sans encombre, et on part vers C&A... Je me demande ce que j'ai bien pu faire de mon naturel méfiant à tendance pessimiste, parce que ça aurait trop beau que tout se passe bien à partir de là.

Ness se rend compte qu'on lui volé son natel (je ne remercierai jamais assez celle qui m'a conseillé un sac à main avec une fermeture éclair, et un rabas par dessus (et mon bras encore par dessus)). Le truc qui tombe pile au bon moment. On va vers un commissariat pour déclarer le vol. Il y a une queue pas possible, et mon temps est compté (il fallait que je sois à 17h chez moi). Alors Ness m'envoit seule au centre commercial, la naïve...

Autant dire que je n'ai rien acheté. La pensée du 5 février esquisse le pourquoi de cet échec cuisant. Ce n'est pas pour rien que je ne fais pas (encore ?) du shopping de vêtements seule.

Et même si en temps normal ça aurait été un exploit de s'en sortir, là j'avais en plus l'heure à surveiller, sans aucun appareil qui donne l'heure (note pour plus tard : acheter (ou se faire offrir) une montre) et surtout j'avais la grippe dont les premiers symptômes commençaient à se faire sentir.

On s'était donné rendez-vous à 16h dans le commissariat, je m'attendais à l'y trouver encore en train de faire la queue. Raté. Pas de Ness en vue. Je refais un tour au centre commercial, des fois que, mais toujours pas de Ness, et en plus je commence à être en retard.

Alors je me mets en route vers chez moi, en me sentant vraiment super-mal, et en plus attristée d'avoir un pauv' « à tout à l'heure » dans un commissariat en guise d'au-revoir.

J'arrive chez moi, pour être informée que le truc de 17h n'était en fait pas nécessaire (super, c'est bon à savoir ça, tiens). Et là, c'est au tour de mon repas de midi à moitié digéré de trouver que c'est vraiment trop répugnant chez moi et d'aller voir ailleurs.

Alors après un peu de surf stérile sur la vague de l'araignée, je mets fin à cette journée pourrie en allant me coucher. Et devinez-quoi ? la suite, c'est pas mieux ; mais au moins ça ne prend pas en traître, une fois que le lundi a donné le ton.

Publié le vendredi 8 février 2008 à 15:51.

Catégorie : Moi

Commentaires

1. Le lundi 11 février 2008 à 9:52, par Catioucha :

Arf... Les journées de loose, ça arrive, mais heureusement ça repart ! Je te souhaite un excellent lundi cette fois !

Et pour ce qui est de l'heure, je n'ai moi-même jamais de montre sur moi, et suis également spécialiste du déchargement intempestif de batterie de portable... du coup j'ai une parade absolue : demander l'heure à un passant ;-)

Au début, étant donné ma timidité maladive (proche à une époque de l'agoraphobie, limite si j'étais pas les larmes aux yeux à l'idée de le faire), c'était hyper balaise ! Mais avec beaucoup d'entraînement c'est devenu tellement facile que pourquoi s'encombrer avec une montre !

Autre astuce : les quais du tramway dans ma ville sont équipés d'une horloge, donc j'imagine que vers le métro (si tu es bien à Paris) y'a l'heure aussi !

2. Le mardi 12 février 2008 à 11:14, par Natacha :

Ben j'en suis encore au stade de la timidité maladive (ma présentation sur l'Archipel n'était pas complètement une blague), et j'ai une bonne dose d'agoraphobie... bref je me vois plutôt voler l'heure d'un passant plutôt que lui demander. On dirait qu'il va me falloir beaucoup d'entraînement...

Autrement il ne reste que la solution des horloges publiques. Il y en a effectivement souvent dans le métro, mais c'est loin et il faut valider le ticket et tout, donc ce n'est pas le genre d'option disponible à moins de vouloir justement prendre le métro. Heureusement que mon alterperception m'aide à trouver les trop rares horloges publiques disponibles.

3. Le lundi 25 février 2008 à 11:49, par Ness :

Je suis hyper désolée :( A 16h, pourtant, j'étais là, je t'ai cherchée, j'ai attendu jusqu'à 16h15, j'ai même demandé à des gens s'ils t'avaient vue, puis je suis allée au centre commercial en me disant que tu y étais peut-être, mais je ne t'ai pas trouvée...
Pour moi aussi, crois-moi que c'était de la merde, de me faire voler mon portable !
(et puis si je n'ai passé qu'une seule soirée chez toi, ce n'est pas parce que c'était sale ou quoi que ce soit, mais simplement parce que j'ai dormi chez Stéphanie le jeudi alors que ce n'était pas prévu, et pour le reste, c'était déjà prévu que j'aille chez François, vu qu'on faisait un truc ensemble le samedi tôt)
Et désolée de n'être pas revenue sur ce blog plus tôt, j'ai un peu déserté les blogs, en ce moment...

Copyright © 2007-2008 Natacha Kerensikova

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