Moi j'kiffe le vélo

Ticket Velib C'est ce que m'a dit une collègue de labo' quand elle m'a donné ses impressions sur Vélib', le nouveau système de location de vélos dans Paris. Dans l'ensemble je partage son opinion, même si je ne l'aurais sans doute pas dit comme ça.

Le premier contact

Dimanche soir, ou plutôt lundi matin, à la fin de mon merveilleux week-end avec mon Arbiter, j'ai raté le dernier métro pour rentrer chez moi, à moins de deux minutes. Je suppose que le câlin d'au revoir a duré un peu trop longtemps...

Je ne me sentais pas vraiment prête à improviser une nuit chez lui comme ça, mais les moyens de retour étaient limités. Nous avons regardé les autres lignes de métro qui auraient pu me ramener dans la solitude de mon chez-moi, mais elles étaient toutes fermées avant celle que j'avais visée.

Je ne me souviens plus trop comment l'idée du vélo est venue, ni si elle est venue de mon côté ou du côté de mon Arbiter ; je penche plutôt pour la deuxième solution vu à quel point j'étais brouillard. Je suppose qu'elle a dû germer de la considération de rentrer à pied, mais marcher au moins 8.1 km (longueur du trajet optimal d'après mappy), dans une zone de Paris que je ne connais absolument pas, seule, entre 1h et 3h du matin, ça déjà quatre raisons de ne pas le faire, dont chacune suffit à elle seule.

Le temps de chercher un itinéraire facile (suivre la ligne de métro), de refaire un câlin d'au-revoir (il faut ce qu'il faut) et répondre quarante-douze fois qu'il n'y a pas de soucis, je vais le faire (il a vraiment du croire que je ne voulais pas de lui, à refuser avec aussi d'insistance de dormir chez lui le premier soir où je viens), il était une heure et demi du matin. Je me suis ainsi fièrement élancée sur mon vélib'.

Le chemin s'est plutôt bien passé, en s'arrêtant trois fois de suite à un feu rouge à côté du même taxi (il est plus rapide mais il s'est arrêté pour faire monter puis descendre des clients), la troisième fois on a même échangé quelques phrases en attendant le vert. Très sympathique et courtois dans sa conduite, ce taxi, ça change des horreurs que j'ai entendues ou auxquelles j'ai assisté.

J'ai eu une petite hésitation à Montparnasse, et je me suis perdue à Denfert-Rocherau : pas facile de reconnaître la bonne rue quand on ne connaît pas son nom, et que c'est justement la rue sans éclairage.

Après une heure et six minutes de pédallage, je suis donc enfin arrivée à côté de chez moi, pour la modique somme d'un euro d'abonnement et de trois euros de location : la première demi-heure gratuite, la deuxième demi-heure à 1 € et la troisième à 2 €... Heu, la quatrième à 4 €, la cinquièmte à 8 €, et au bout de vingt-quatre heures on vous fait cadeau de la caution tellement on est sympa ?

Donc mon impression est que c'est un jouet quand même pratique, la circulation à deux heures du matin est gérable, et ce n'est pas beaucoup plus lent que le métro. Évidemment, il faut le vouloir, mais ça augmente mon rayon d'action, et ça, c'est cool.

Et au quotidien, ça donnerait quoi ?

Et comme j'avais un ticket valable vingt-quatre heures, je me suis dit que j'allais l'essayer pour les trajets du labo' pour le lundi. J'ai retrouvé mes vieilles habitudes pour gérer correctement les voitures qui ont la malpolitesse d'être sur ma route en même temps que moi. Le vélo, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas.

Sauf que voilà, pour l'aller, les sens-uniques sont très mal foutus, et au final, j'ai mis dix minutes de moins qu'à pied (sur un trajet de trois bons quarts d'heure), mais en arrivant plus trempée que si je sortais de la piscine. Donc le vélo pour aller au labo', ça n'a pas l'air si kiffant, en fait.

Pour le retour, la question a été encore plus facile à régler : pas de vélo dans les brones de la zone. Ben oui, dans la direction de chez moi, la montée est étalée sur quelques kilomètres, donc on la remarque à peine, mais à l'opposé, c'est salement plus raide... Dix contre un que les stations vélib' en bas sont blindées de vélos.

Donc pour ce trajet là, le bilan est beaucoup plus mitigé. Je n'en suis pas encore à prendre un abonnement. Le vélo, c'est bien, mais ce n'est pas ultime, je reste piétonne dans l'âme.

Publié le jeudi 13 septembre 2007 à 17:32.

Catégorie : Moi

Commentaires

1. Le vendredi 14 septembre 2007 à 5:48, par Cinn :

Bravo !
La piétonnerie, c'est quand même agréable... on peut même prendre les sens interdits et les passages cloutés sans perdre de points à son permis. Continue comme ça.
En plus, ça redensifie les os ;)

2. Le vendredi 14 septembre 2007 à 18:16, par Natacha :

Ce qui est quand même pas mal en vélo, c'est qu'on peut facilement se transformer en piéton, simplement en descendant du jouet et en le poussant. J'ai pris comme ça quelques sens-interdits et quelques passages pétions, parfois ça simplifie vraiment les choses.

Mais la marche, ça reste plus calme, plus reposant, moins dangereux lorsqu'on se met à révasser copieusement, et en plus ça laisse le temps de repérer les boutiques pas loin du chemin. Alors comme en plus ça renforce les os, je crois que je vais vraiment garder ce moyen de locomotion pour tout ce qui est dans mon rayon d'action.

Je crois sérieusement que moi, j'kiffe grave mes pompes.

3. Le lundi 17 septembre 2007 à 22:27, par Ness :

Ben moi, je me suis servie de mon vélo la semaine dernière pour faire un trajet que je n'aurais jamais fait à pied, et c'était bien sympa. Que de la montée, mais au retour, c'était le pied.
Le vélo, c'est cool, mais pas en ville entre les voitures.

Copyright © 2007-2008 Natacha Kerensikova

Lithium Blog - commit dad867adc7a3fc6476990c37fcfa09685831b7d9 - Thursday 7 February 2008